Limoges : un noeud ferroviaire

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Le Limousin à la recherche de son second souffle ferroviaire


Le Capitole offrait la meilleure liaison entre Paris et Limoges en moins de 2h50 comme sur cette photo quelques
années avant sa suppression.

Réseau Ferré de France a décidé en mars 2007 de poursuivre l'étude concernant la réalisation d'une ligne à grande vitesse à prévoir au mieux à l'horizon 2016 entre Limoges et Poitiers. Ce projet permettrait ainsi de faire circuler 10 TGV par jour et par sens entre Brive, Limoges, Poitiers et Paris. Un aller retour quotidien desservant Roissy et Lille  serait assuré en complément.

 

Depuis de nombreuses années le débat s'est surtout orienté sur la relation avec Paris éludant les autres destinations essentielles au désenclavement du Limousin telles que Bordeaux, Nantes, Lyon, Toulouse, Orléans ou Clermont-Ferrand

 

Si en positif, la réalisation de ce tronçon pourrait constituer un des premiers maillons  de la Transversale Alpes Auvergne Atlantique (Nantes/Bordeaux - Limoges - Lyon), il apparaît surtout nécessaire de ne pas abandonner un axe historique aussi important que le Paris-Orléans-Limoges-Toulouse (POLT)  qui doit continuer d'assurer un lien essentiel pour la desserte entre les régions Ile de France, Centre, Limousin et Midi-Pyrénées.

 

Le débat public qui s'est déroulé à l'automne 2006 concernant la réalisation de ce barreau a surtout été marqué par de vives oppositions entre ceux qui défendaient le projet de train pendulaire via Châteauroux, remis en cause par le retour de la droite au pouvoir en 2002 et ceux qui veulent faire passer les TGV par Poitiers. Dans les deux cas de figures on pouvait y trouver qu'une réponse partielle.

 

Si la technologie pendulaire offrait des performances limités entre Limoges et Paris en raison du tracé plutôt rectiligne sur une grande partie du parcours, il pourrait apporter une réponse transitoire plus intéressante vers d'autres destinations en particulier entre Limoges et Toulouse. De même que la mise en circulation d'un matériel bimode (diésel/électrique) à grande vitesse pourrait s'avérer utile pour le désenclavement ferroviaire du Massif Central qui ne se fera pas en un jour et nécessitera différentes phases.

Aujourd'hui on ne peut pas se satisfaire de la très mauvaise qualité des relations transversales avec la disparition il y a près de 30 ans d'une relation directe entre Limoges et Nantes et de la détérioration des temps de parcours avec toutes les autres capitales régionales. Une des réponses au renouveau attendu des services publics et à l'urgence sur l'évolution du climat serait de réaliser une relation ferroviaire performante à travers le Massif Central : la Transversale Alpes - Auvergne - Atlantique (T3A).

 

Il faudrait se situer vraiment en rupture avec les schémas technocratiques de la grande vitesse des années 80 : la réalisation des gares TGV au milieu des champs de betteraves n'est pas viable pour assurer une connexion optimale avec les réseaux ferroviaires régionaux. La vitesse de 320 km/h n'est peut être pas  la plus adaptée pour répondre aux objectifs environnementaux et de desserte des territoires traversées. De même que développer des lignes ferroviaires nouvelles mixtes voyageurs/fret serait un moyen pour optimiser des infrastructures nouvelles.

En 20 ans, les limousin ont été bien "baladés" entre des annonces de l'inscription du Limousin dans les schémas d'aménagement du territoire, les divers "Y" renversés destinés à relier Paris au Massif Central, le projet de TGV pendulaire et aujourd'hui le barreau via Poitiers.

 

S'il ne s'agit pas de faire la fine bouche lorsque Réseau Ferré de France nous propose un projet pour connecter le Limousin au réseau TGV, il est toutefois primordiale que les citoyens et les acteurs locaux soient d'un niveau d'exigences élevé pour ne pas se retrouver dans une région qui deviendrait un cul de sac ferroviaire.

A lire en complément :
> Dossier sur Transline


La liaison Bordeaux Lyon devait être améliorée et les turbotrains modernisés. Résultat aujourd'hui les turbotrains ont été retirés du service et l'offre ferroviaire est des plus piteuses avec un seul aller-retour qui permet d'effectuer la relation Limoges Lyon en plus de 6 heures

Ce que devrait être l'étoile des dessertes ferroviaires "grandes lignes" de Limoges :


    POLT                                                           T3A


Depuis plusieurs décennies, les moyens investis dans les autoroutes sont incomparablement démesurés contrairement au rail dont les lignes du Massif Central sont très mal entretenues.


Un train pendulaire ETR460 en gare de Limoges : une technologie qui est surtout efficace pour des parcours sinueux et pas tellement entre Paris et Limoges.


Des TGV en gare de Poitiers dans laquelle on verra peut-être bien une rame en provenance de Limoges s'accoupler avec une autre en provenance d'Angoulême ou de la Rochelle.

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